Photos Roger Ragot, Raymond Bauzon

 



Commémoration de la Victoire et de la Paix

Hommage à tous les " morts pour la France "
Message du 11 novembre 2014

Depuis plusieurs mois, la France se remémore la première année de la Grande Guerre dans le cadre d'un centenaire unanirnement partagé. Les Françaises et les Français se mobilisent pour rendre hommage à leurs aînés et rappeler leur fierté à l'égard de I'histoire de notre pays.
Nous nous souvenons de ce 3 août 1914. De ce tocsin qui retentit dans les villes françaises et alerte la population. De ces millions de Français qui se mobilisent.
Nous nous souvenons avec respect et émotion de cette joumée du 22 aoît l9l4 qui dévoile l'horreur effroyable de la guerre, de ces 27 000 jeunes Français qui meurent au combat ce jour là. Nous nous souvenons de ce 12 septembre 1914, de ce sursaut français qui redonne foi en nos combattants et en la France. Mais il nous appartient surtout aujourd'hui à toutes et à tous de nous souvenir de ce 11 novembre 1918, de cette paix que chacun de nos concitoyens croyait alors éternelle, du courage de nos soldats, de la volonté de notre pays, des souffrances partagées des Français durant quatre années.De la force de la République qui jamais ne plia et du triomphe de ses valeurs. De nos soldats tombés ces dernières années sur les théâtres d'opérations extérieures pour perpétuer l'héritage de leurs aînés.
Depuis un an, le centenaire de la Grande Guerre mêle intimement mémoire familiale et mémoire nationale. Il est vécu dans chaque commune, chaque famille, chaque foyer Il rassemble l'Etat, les collectivités territoriales et les associations. Malgré le temps qui passe et nous éloigne d'un siècle que cette guerre a ouvert, le centenaire mobilise les anciens combattants, les jeunes et au-delà tous les citoyens de notre pays autour de cette histoire.
Il témoigne de la réalité de la guerre, de sa brutalité, de son humanité aussi parfois, de son caractère mondial enfin, en particulier ce jour à Notre-Dame de Lorette à travers l'inauguration d'un mémorial où sont inscrits par ordre alphabétique les noms de près de 600 000 combattants de toutes nationalités morts sur les terres du Nord-Pas de Calais. Ces 600 000 noms aujourd'hui gravés dans le marbre de I'histoire et dans la mémoire de I'humanité nous rappellent combien la mémoire de la Grande Guerre est une mémoire mondialisée et pacifiée.
Aussi, cette journée du 11 novembre est dédiée à la fraternité entre les peuples et à la paix.
Elle invite à la réflexion que chacun d'entre nous doit conduire sur la nécessité de préserver la Paix de défendre les fondement de notre République et de l'Europe et de garantir la place de la France dans le monde.

KaderARIF,

Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense,chargé des Anciens combattants et de la Mémoire

Le centenaire de la déclaration de guerre à Estrablin.

11 novembre 2014, ce matin, les nuages gris matinaux encombrent le ciel, triste journée en perspective !! Puis, le soleil se glisse entre deux nuages et semble vouloir participer à l’événement du jour.
Place de La Paix, la foule s’accumule. Un événement extraordinaire au village d’Estrablin, la commémoration locale de la guerre de 1914/1918. Cette guerre où des millions d’hommes dont 48 estrablinois (189 appelés) ont perdu la vie pour que La France demeure La France.
A l’heure précise, le défilé se forme derrière les gerbes de fleurs multicolores , les drapeaux des Anciens Combattants suivis des autorités civiles et militaires. Un très long cortège se dirige vers le tombeau des « Morts pour La France » enserré au milieu des monuments civils fleuris de Toussaint. Bleu Blanc Rouge, deux drapeaux encadrent la plaque de marbre où est inscrit le nom du Capitaine Gérinière mort au combat à Gerbevillers. Monsieur Le Maire Sylvain Laignel présente l’événement, Rémy Perrot énonce la carrière de ce vaillant combattant. Les enfants, avec une pointe d’émotion, lisent les couplets de la chanson  « Le soldat » de Florent Pagny.
Puis, c’est le départ vers le monument aux morts, déjà les jeunes talentueux musiciens du SIM, les choristes des Julins attendent sous la direction de Christophe Rey.
Le cérémonial habituel de cette commémorations sous le commandement du capitaine du piquet d’honneur militaire se déroule dans la dignité et le recueillement, nul bruit, nul trublion ne vient « gâcher » la lecture des noms gravés dans la pierre. "La Marseillaise" , le "Chant du départ"interprétés par les musiciens du SIM et la chorale « Les Julins » résonnent, ce sont des moments où l’esprit s’évade là bas sur les champs de bataille, où nos grands parents subissent la foudre des canons au fond des tranchées ou durant l’assaut.
Les enfants de l’école primaire se suivent sur l’estrade pour lire « les lettres de Poilus », lettres réconfortantes pour leurs familles loin de la réelle vérité . On remarque ici et là sur quelques visages de furtives larmes à leurs évocations.
C’est la fin de la cérémonie, la foule tarde à se rendre à la salle Polyvalente encore sous l’émotion de cette matinée ensoleillée.
Le buffet apéritif est apprécié,.
Une commémoration qui a pris toute sa valeur, son importance de devoir de mémoire.

Raymond Bauzon

Ce 11 novembre. avant la commémoration devant le monument aux morts, la populaüon venue très nombreuse, était invitée à se rendre dans le cimetière pour l'inauguration de la tombe des soldats morts pour la France. La municipalité, avec le soutien d'un comité d'organisation, inaugurait cette sépulture où viennent d'être déposés les reliquaires du capitaine Gerinère. Le maire Sylvain Laignel, débutait ainsi son propos:«Commémorer ce 1 1 novembre, c'est se souvenir de l'unité nationale de toutes les femmes et de tous les hommes de ce pays au pire moment de l'histoire de la France, . . Pierre Gérinière est mort pour la France, il repose aujourd'hui dans cette concession étemelle, puisque patrimoine municipal.

Emouvante cérémonie

Rémy Perrot, président de la FNACA d'Estrablin, retaçait le parcours du Capitaine Pierre Gérinière, puis après le dépôt d'une gerbe, des enfants ont lu le texte de la chanson de Florent Pagny, « le soldat ». Madame Gérinière, habitant à Vienne et descendante du défunt, assistait à cette cérémonie.
Pierre Gérinière, né le 27 août 1863 àVienne, s'engageait en 1882 au 52" d'infanterie où il devint sergent-major. En 1887, il entrait à l'école militaire de Saint-Maixent, en 1888 il en sortait avec le grade de sous-lieutenant. Affecté au 140ème d'infanterie à Grenoble, lieutenant de corps, il était nommé capitaine le 1er janvier 1900 au 22" d'infanterie à Bourgoin. Le 14 juillet 1907, il était fait chevalier de la Légion d'Honneur. Le capitaine Gérinière est tombé au combat le 30 août 1914 à Gerbevillers, où se sont livrés de terribles et sanglants combats, dès les premiers jours de la guerre.

"Le Dauphiné Libéré"



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