Le DC-3 DAKOTA

Les neuf cent cinquante-trois premiers C-47 furent des avions de transport de troupes et des avions-cargos. Ils furent suivis en 1942 de quatre mille neuf cent quatre vingt onze C-47A et, à partir de 1943, de trois mille cent huit C-47B, tous construits par Douglas. Plus de mille deux cents furent fournis par prêts-bails à la RAF, qui leur donna le nom de Dakota Mk 1 à IV, ce qui leur donna le nom sous lequel ils sont connus, bien que peu des avions utilisés en France aient été d'origine des «vrais» Dakota.
Ils entrèrent en service pour la première fois en juin 1942 en Birmanie. Ils remplirent en outre pendant toute la Seconde Guerre mondiale les missions d'évacuation des blessés ou de remorquage de planeurs. La production totale en temps de guerre des DC-3 militaires, qui prit fin au mois d'août 1945, s'éleva à dix mille cent vingt trois appareils, la plupart construits par Douglas. Mais elle ne se borna pas là. Outre les quelque sept cents avions fournis à l'URSS par prêt-bail, l'ingénieur soviétique Boris Lisunov passa un certain temps chez Douglas avant de lancer la production d'une version de construction soviétique connue sous le nom de Li-2. Après la guerre, ces appareils, alors en très grand nombre sur le marché, furent utiiisés pour tout, et partout, aussi bien comme avion civil (certains avions volaient encore il y a peu dans des compagnies régionales en Afrique ou en Amérique du Sud) que comme appareils militaires dans la plupart des armées du monde.
La France évidemment avait au sortir de la guerre et avec l'arrivée des Guerre Coloniales, besoin d'avions de transports sûrs et bon marché. Les avions français n'étaient pas encore construits. D'ailleurs, à cette époque, de nombreux prototypes dans les firmes du monde entier furent étudiés pour remplacer les DC-3, mais la grande quantité d'avions de surplus et qui étaient disponibles, ne permit pas à cette génération d'avions de voir le jour. Les seuls appareils qui servirent à l'époque avec les DC-3 furent les antiques Junkers 52 m3.
Nombreux furent les anciens d'Algérie à effectuer le voyage France Algérie ou l'inverse dans des Dakota. L'avion servit aussi souvent en version rapatriement sanitaire. Ils furent utilises d'abord pour le râpatriement des prisonniers et des déportés depuis l'Allemagne puis, en Indochine et en Algérie, où ils servirent aussi bien pour les parachutages, que pour les transports divers, aussi bien entre la Métropole et l'Afrique qu'entre bases africaines. Certains étaient aussi présents sous des couleurs civiles pour les transports civils et mili-taires en AFN.
Bien après 1962, les «DAK» servirent encore pour ses parachutistes et aussi pour l'entraînement à la navigation des pilotes et des navigateurs, la marine les conserva à Nîmes Garons jusqu'en 1980.

Jacques Moulin
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